16 juin 2009
Pour la gratuité de l'équivalence CPGE - licence !
L'Université de Rouen souhaite mettre en place une convention pour permettre aux étudiants en CPGE d'obtenir une équivalence en licence. Deux projets sont actuellement examinés dont l'un suppose que les étudiants en prépa s'acquittent d'une inscription payante à l'Université (environ 200 euros). Il est anormal que ces étudiants payent cette inscription alors qu'ils n'utilisent qu'occasionnellement les services de l'Université. L'équivalence délivrée entre CPGE et licence doit obéir au principe de gratuité.
Signez et faites signer la pétition en ligne qui sera remise lors du prochain Conseil d'Administration de l'Université mardi 23 juin
Le rapport de la Cour des Comptes n'est pas neutre
Le rapport de la chambre régionale des comptes a été examiné par le conseil d’Administration de l’Université le 9 juin 2009. Ce rapport déjà publié dans la presse met en avant plusieurs critiques. Au-delà des aspects techniques qui sont reprochées à l’Université et pour la plupart desquels des mesures avaient déjà été engagées avant ce rapport, la chambre émet plusieurs critiques davantage politiques. On peut s’étonner que cette institution indépendante s’arroge un tel rôle.
En effet, l’UNEF dénonce la position de la chambre régionale des comptes qui met en avant une soi-disant mauvaise gestion de l’Université en lui reprochant par exemple de ne pas développer suffisamment ses fonds propres et de dépendre en grande partie des subventions et dotations. Cette remarque de la chambre va à l’encontre des prises de position des étudiants qui se sont récemment mobilisés pour défendre un service public financé par l’Etat et non par des actions commerciales. Par ailleurs, alors que la question du montant des frais d’inscription s’est posée lors du mouvement de novembre 2007 et que l’UNEF a obtenu récemment la suppression des frais d’inscription illégaux à Rouen, la chambre régionale des comptes s’étonne que le « produit des droits d’inscriptions plafonne à 10 % du montant total des recettes de fonctionnement ». Le rapport sous-entend que la faiblesse de cette recette est un problème en soi alors que les étudiants supportent déjà de lourdes dépenses à chaque rentrée. Les étudiants sont particulièrement opposés à toute augmentation de ces frais et n’hésiteront pas à le faire savoir !
Par ailleurs, la chambre régionale des comptes reproche à l’Université des retards dans le vote des budgets : « En 2004 et 2005, l’université n’a pas adopté son budget avant le 1er janvier de l’exercice, terme fixé par les articles 28 et 30 du décret du 14 janvier 1994. En ce qui concerne l’exercice 2006, le budget n’ayant pas été voté avant le 1er mars, il a été arrêté par le recteur après avis du trésorier payeur général en application des dispositions de l’article 30 du décret susvisé. » En effet, régulièrement, les budgets sont acceptés après le mois de janvier car les élus du Conseil d’Administration tiennent à manifester leur mécontentement face à un budget toujours insuffisant. Ainsi, le rapport refuse de comprendre les motivations de la communauté universitaire. De plus, il pointe un taux trop élévé d’heures complémentaires effectuées par les enseignants alors que c’est le Ministère qui supprime des postes dans les Universités et les oblige à recourir à de telles mesures.
En conclusion, l’UNEF dénonce ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui, alors qu’il est issu d’une instance indépendante, n’est pas un document « politiquement neutre ». Si des améliorations sur la gestion de l’Université sont déjà engagées et doivent se poursuivre, certaines préconisations de ce rapport ne pourront être acceptées par les étudiants.
29 mai 2009
Après le 26 mai, cap sur le 13 juin !
La mobilisation du 26 mai aura permis une fois encore de faire entendre les revendications des salariés du public et du privé, des étudiants, des chômeurs, des retraités... Au-delà des chiffres de manifestants (3000 environ à Rouen), peu comparables à ceux des précédentes manifestation car l'objectif était cette fois de mettre en avant les entreprises en luttes et ne s'inscrivait pas dans un appel de grève nationale, cette nouvelle étape va permettre de préparer la journée d'action du 13 juin. D'ores et déjà, l'UNEF appelle à manifester aux côtés des salariés pour défendre les services publics et le pouvoir d'achat. Nous dénoncerons notamment à l'occasion de cette journée l'attitude du Ministre X. Darcos, qui décide de passer en force sur la réforme de la "Masterisation des concours de l'enseignement", alors que la commission chargée de faire des propositions n'a pas encore rendu ces conclusions.
Manifestation nationale unitaire et interprofessionnelle
samedi 13 juin - 14h30
Place de la Cathédrale à Rouen
21 mai 2009
Le 26 mai, on remet ça !
Les manifestations du 29 janvier, du 19 mars et du 1er mai ont montré la colère de la population et ses exigences de réponses face à la crise économique. Le mouvement dans les Universités, d'une durée historique, appelle des réponses à la hauteur de l'enjeu. Outre l'abandon des suppressions de postes en 2010 et 2011 à l'Université, la réécriture du décret sur le statut des enseignants chercheurs et le report d'un an de la réforme des IUFM (avec une remise à plat), le Ministère a du plier devant la détermination de l'ensemble de la communauté universitaire et concéder d'autres reculs. Ainsi, Valérie Pécresse va rediscuter du système d'allocation des moyens au universités en revoyant notamment les critères sur lesquels le modèle est fondé. Une réunion de travail au ministère se tiendra au début du mois de juillet pour travailler sur les conditions de vie étudiante dans le contexte de crise économique.
Les étudiants doivent continuer de mettre la pression sur le gouvernement pour obtenir des avancées réelles. Ainsi l'UNEF appelle à manifester avec l'ensemble des organisations syndicales de salariés le 26 mai. Le départ est fixé à 10h30 Cours Clemenceau.
Retrouvez le tract_unitaire appelant à cette manifestation.
Les étudiants ne seront pas pénalisés !
Suite au mouvement de grève exceptionnel qui a touché les universités pendant plusieurs mois, beaucoup
d'étudiants sont actuellement inquiets pour leurs examens. Dans la très grande majorité des filières, aucun problème ne se pose quant aux rattrapages des cours ni pour le passage examens. L'UNEF se mobilise actuellement sur le campus pour informer les étudiants des modalités de rattrapage et de leurs droits lors de ces examens. Nous invitons les étudiants à se renseigner dans les différentes scolarités. Grâce au travail des élus étudiants de l'UNEF, aucun étudiant ne pourra être pénalisé, qu'il soit boursier, salarié ou étranger. Pour s'en convaincre, nous vous invitons à lire le tract qui est actuellement diffusé. Si un étudiant rencontrait des difficultés, il peut nous joindre au 06 72 70 55 40 ou par mail rouen@unef.fr.
Le conseil d'administration a adopté une motion qui rejoint la position de l'UNEF sur les examens :
"Le conseil d'administration de l'Université de Rouen réuni le 19 mai 2009 rappelle son attachement au caractère national des diplômes et refuse la neutralisation du second semestre. Il demande à ce que les diplômes soient obtenus après évaluation de tous les semestres, afin de garantir la reconnaissance des qualifications qu'ils confèrent."
Les vacataires étudiants qui n'avaient pas pu assurer leurs fonction pour des faits de blocage ou de fermeture des batiments ne seront pas pénalisés. Les élus UNEF ont déposé une motion au conseil d'administration afin de leur garantir leurs rémunérations.
Motion du 7 mai 2009 : "Le Conseil d'Administration réuni le 7 mai 2009 demande au président de l'Université et aux services de l'Université d'étudier dans les plus brefs délais, toutes les modalités possibles qui permettront de ne pas pénaliser financièrement les vacataires étudiants (chargés de cours, tuteurs...) empêchés dans la réalisation des missions qui devaient leur être confiées."
14 mai 2009
Reportage TV sur la mobilisation universitaire à Rouen
Domino TV, télé sur internet de la région de Rouen, a consacré un reportage sur la situation à l'Université de Rouen. Il résume bien les revendications des étudiants et des enseignants chercheurs, la position de l'administration et la question des examens.
Accéder au reportage : "Université de Rouen, un point sur la grève"